Pour 51% des familles de l’Hexagone, le mois de septembre est synonyme de dépenses accrues ou inhabituelles. La rentrée scolaire pèse particulièrement sur le budget des familles modestes.
Une étude publiée en août 2026 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) met en lumière la façon dont les ménages anticipent les dépenses de septembre 2026, mois de rentrée scolaire. Elle s’appuie sur une enquête menée en juillet 2026 auprès de 2 000 majeurs résidant en France hexagonale.
Septembre, un mois de fortes dépenses pour les familles et les jeunes
La rentrée scolaire constitue une période budgétaire particulière pour :
- les familles. 51% d’entre elles estiment devoir effectuer, à cette occasion, des dépenses plus importantes ou qu’elles ne font pas le reste de l’année. Cette part s’accroît avec la taille de la famille. Les dépenses supplémentaires ont surtout trait à la scolarité : 73% citent les fournitures, cartables ou livres scolaires, 65% l’habillement des enfants et 52% les frais de cantine ;
- les 18-24 ans, qui entrent dans l’enseignement supérieur ou la vie active. Aux dépenses directement liées aux études s’ajoutent celles consacrées au logement, aux assurances, à l’hygiène, aux télécommunications ou aux soins médicaux.
27% des répondants considèrent les dépenses engagées en septembre comme une charge lourde. 41% des ménages avec enfant et 47% des personnes qui ne parviennent pas à équilibrer leur budget partagent ce jugement.
43% des sondés prévoient de limiter certaines de leurs dépenses en septembre (57% des familles et 64% des ménages les plus modestes). 90% des individus concernés envisagent de recourir aux promotions, 83% de réduire les quantités achetées et 82% de réutiliser des fournitures de l’année précédente. Ceux qui redoutent une dégradation de leurs conditions de vie privilégient des stratégies de restriction (acheter moins, renoncer à certains achats…).

L’allocation de rentrée scolaire, un appui pour les plus modestes
27% des foyers comptant au moins un enfant scolarisé ont perçu l’allocation de rentrée scolaire en 2025. Les bénéficiaires disposent souvent de faibles marges financières : 35% des personnes en situation de désépargne et 56% des familles monoparentales l’ont touchée.
Les bénéficiaires utilisent prioritairement cette allocation pour des dépenses en lien avec la scolarité. Elle contribue à financer :
- les fournitures scolaires ou les livres, pour 84% des allocataires (et 88% des familles qui ont du mal à boucler leur budget) ;
- l’habillement des enfants (72% des bénéficiaires) ;
- les transports en commun ou scolaires (31%) ;
- les frais de cantine (30%).
Une minorité d’allocataires utilisent l’allocation de rentrée scolaire pour des postes moins directement associés à la rentrée scolaire : 25% pour des abonnements sportifs ou de loisirs, 9% pour les dépenses courantes du foyer et 6% pour les télécommunications.
65% des bénéficiaires déclarent que l’allocation de rentrée scolaire leur permet de couvrir des dépenses qu’ils ne pourraient pas assumer autrement ; cette proportion atteint 71% chez les moins aisés.
Source : Vie publique, publié le 26 août 2026
