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EHPAD : quel est le coût d’une maison de retraite en 2026 ?

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En 2026, une place en EHPAD coûte en moyenne 2 620 € par mois. Découvrez les tarifs réels par département et les aides pour réduire votre reste à charge.

Trouver une maison de retraite pour un proche, c’est rarement une décision sereine. Entre l’urgence de la situation, les démarches administratives et les listes d’attente, les familles se retrouvent souvent à devoir trancher vite sans toujours avoir le temps d’analyser les tarifs en détail. Pourtant, le budget est bien souvent le premier critère éliminatoire. En 2026, le coût moyen d’une place en EHPAD s’établit à 2 620 € par mois, d’après les données recueillies par Cap Retraite auprès de la CNSA. Et ce chiffre n’est qu’une moyenne : selon le département, le niveau de dépendance et le type d’établissement, la facture peut s’avérer bien plus salée.

Le coût d’une maison de retraite : les départements les plus chers et ceux les moins chers

C’est sans doute la donnée la plus parlante. Selon l’enquête annuelle menée par Cap Retraite à partir des prix communiqués à la CNSA, les tarifs moyens en EHPAD varient du simple au triple selon le département de résidence.

Les zones les moins chères se concentrent dans le Massif central, les territoires ruraux de l’est et certains départements du Grand Ouest.

Coût d’une maison de retraite : les 10 départements les moins chers
Nombre de partsPlafonds de revenus
Aveyron2 083 €
Haute-Saône2 123 €
Lozère2 129 €
Meuse2 132 €
Creuse2 135 €
Haute-Loire2 157 €
Indre2 169 €
Haute-Marne2 179 €
Landes2 180 €
Mayenne2 195 €

Source : Cap retraite

À l’opposé, la région parisienne et quelques métropoles régionales affichent des tarifs qui excèdent largement la moyenne nationale.

Coût d’une maison de retraite : les 10 départements les plus chers
Nombre de partsPlafonds de revenus
Paris4 454 €
Hauts-de-Seine3 893 €
Yvelines3 587 €
Val-de-Marne3 387 €
Alpes-Maritimes3 250 €
Essonne3 179 €
Seine-Saint-Denis3 149 €
Rhône3 085 €
Val-d’Oise3 083 €
Seine-et-Marne3 001 €

Source : Cap retraite

Trois postes de dépense, trois logiques différentes

Le prix affiché par un EHPAD ne repose pas sur un calcul unique. Il résulte de l’addition de trois composantes bien distinctes, qui n’obéissent pas aux mêmes règles et ne sont pas financées par les mêmes acteurs.

Le tarif hébergement est la part la plus lourde. Il recouvre tout ce qui relève de la vie quotidienne dans l’établissement : le logement en chambre simple ou double, les repas, le chauffage, l’entretien des espaces communs, les activités sociales et la gestion administrative du dossier du résident. Le linge de maison est en général compris, mais le linge personnel fait souvent l’objet d’une ligne supplémentaire sur la facture.

Ce seul poste varie dans des proportions qui donnent le vertige : entre 1 180 € par mois dans le Morbihan et 7 560 € à Paris, selon les prix communiqués à la CNSA en 2026 et relayés par Cap Retraite. L’habilitation ou non de l’établissement à l’aide sociale à l’hébergement (ASH) joue également : le tarif journalier moyen s’élève à 68,26 € en chambre habilitée ASH, contre 81,10 € hors habilitation.

Le tarif dépendance correspond à la prise en charge de la perte d’autonomie : aide à la toilette, à l’habillage, aux repas, accompagnement dans les déplacements, fourniture de protections. Son montant dépend du niveau de dépendance du résident, classé selon la grille AGGIR par le médecin coordonnateur de l’établissement.

Le tarif soins, enfin, couvre les prestations médicales et paramédicales. Ce poste est intégralement pris en charge par l’Assurance maladie et n’apparaît donc pas sur la facture du résident, sauf exceptions liées aux dépassements d’honoraires ou aux intervenants libéraux extérieurs.

Le tarif dépendance : une variable souvent négligée

Beaucoup de familles se focalisent sur le tarif hébergement lors de leur comparatif. C’est une erreur : le tarif dépendance peut significativement alourdir la note, surtout lorsque l’état de santé du résident se dégrade avec le temps.

En 2026, ce tarif oscille entre 90 € et 1 685 € par mois, selon le GIR attribué et la politique tarifaire de l’établissement. À titre indicatif, Cap Retraite recense un coût moyen de 577 € par mois pour un résident très dépendant (GIR 1-2) et de 185 € par mois pour un résident encore relativement autonome (GIR 5-6).

À noter : dans 23 départements, une expérimentation lancée en juillet 2025 a fusionné les tarifs soins et dépendance en un forfait global. Dans ce cadre, le résident s’acquitte d’une participation forfaitaire fixe de 185 € par mois, quelle que soit son GIR, et l’APA en EHPAD n’est plus versée. Un dispositif à bien prendre en compte lors du choix de l’établissement.

Les aides disponibles pour réduire la facture

Face à des tarifs souvent inaccessibles sans coup de pouce, plusieurs dispositifs permettent d’alléger le reste à charge.

Sur le volet hébergement, deux aides sont mobilisables. L’aide au logement (APL ou ALS), versée par la CAF ou la MSA directement à l’établissement, s’adresse aux résidents dont les revenus sont inférieurs à certains plafonds. L’aide sociale à l’hébergement (ASH), accordée par le Conseil départemental, prend le relais lorsque les ressources du résident ne permettent pas d’assumer le tarif en vigueur.

Sur le volet dépendance, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est versée par le département aux résidents classés en GIR 1 à 4, dès 60 ans. Son montant est calculé en fonction des revenus et du tarif dépendance de l’établissement.

Enfin, sur le plan fiscal, les dépenses d’hébergement et de dépendance ouvrent droit à une réduction d’impôt de 25 %, dans la limite de 10 000 € de dépenses annuelles par personne hébergée.

Hébergement temporaire : est-ce vraiment moins cher ?

L’hébergement temporaire en EHPAD est parfois envisagé comme une solution d’attente ou de transition. Son tarif moyen s’élève à 2 530 € par mois en chambre simple non habilitée ASH, et à 2 350 € en chambre habilitée, toujours selon les données de la CNSA compilées par Cap Retraite.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un séjour temporaire ne revient pas nécessairement moins cher qu’un séjour permanent. La moitié des établissements appliquent le même tarif dans les deux cas. Quatre résidences sur dix pratiquent même une majoration, qui peut dépasser 80 € par jour dans les cas extrêmes, soit plus de 2 400 € supplémentaires par mois. Seule une minorité d’établissements (7 %) propose un tarif temporaire inférieur, pour limiter les périodes de chambre vide.

Source : demarchesadministratives.fr, publié le 08 juin 2026

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