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Vie étudiante : le coût de la rentrée encore en hausse en 2026, alerte l’UNEF

L’Union nationale des étudiants de France a dévoilé ses chiffres du coût de la vie étudiante, en hausse de 1,66 % par rapport à l’an dernier.

Le coût de la vie étudiante continue de progresser. Selon une enquête de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), publiée ce lundi 17 août 2026, le reste à charge mensuel des étudiants dépasse pour la première fois le seuil de pauvreté. Logement, transports, alimentation : tous les postes de dépense sont concernés par cette hausse, avec des écarts marqués selon les profils étudiants. Voici les principaux enseignements de cette étude.

Une hausse continue du coût de la vie étudiante

Selon l’enquête de l’UNEF, le coût de la vie étudiante augmente de 1,66 % en 2026, portant le reste à charge mensuel moyen à 1 300 euros, soit 74 euros de plus qu’en 2025. Ce montant intègre l’ensemble des dépenses incompressibles d’un étudiant (logement, transports, alimentation) après déduction des aides sociales perçues.

Le syndicat souligne que cette évolution s’inscrit dans une tendance de fond observée depuis 10 ans, avec une hausse cumulée de 35,84 % depuis 2017. Cette trajectoire, qualifiée de continue dans le rapport, ne semble pas connaître d’inflexion malgré les alertes régulières des organisations étudiantes sur la précarité grandissante du public universitaire.

Le logement, toujours le premier poste de dépense

Sans surprise, le logement demeure le poste budgétaire le plus lourd pour les étudiants. L’étude relève un loyer moyen de 627,11 euros par mois dans le parc privé, un montant qui grimpe à 857 euros en Île-de-France. Les loyers en résidences CROUS, censées offrir une solution plus abordable, ne sont pas épargnés par la hausse : ils progressent de 1,04 % pour atteindre un coût moyen de 426,36 euros.

L’UNEF rappelle également qu’un engagement pris en 2017 concernant la construction de 60 000 logements étudiants supplémentaires n’a été que partiellement tenu, avec 15,58 % de cet objectif atteint à ce jour. Le syndicat plaide pour la généralisation de l’encadrement des loyers dans l’ensemble des villes universitaires, un dispositif aujourd’hui expérimental et limité à certains territoires.

Transports et alimentation : des postes sous tension

Le budget transport connaît lui aussi une progression sensible, avec une hausse de 3,07 % pour les étudiants boursiers (coût moyen de 254,14 euros) et de 2,29 % pour les non-boursiers (278,59 euros). L’UNEF pointe une forte hétérogénéité des politiques tarifaires selon les territoires, certaines villes ayant opté pour la gratuité totale des transports quand d’autres appliquent des tarifs annuels dépassant régulièrement les 200 euros.

Du côté de l’alimentation, les prix progressent de 0,87 % sur un an, avec des écarts marqués selon les produits : les prix de la viande augmentent de 6,08 % et ceux du poisson de 5,34 %, contre une hausse plus limitée pour les fruits et légumes. Le rapport souligne que plus de la moitié des étudiants déclarent sauter régulièrement des repas pour des raisons financières.

Des situations très inégales selon les profils étudiants

L’enquête met en évidence des écarts importants selon les profils. Les étudiants étrangers figurent parmi les plus exposés à la précarité : leur coût de la vie serait supérieur de 95,31 % à celui d’un étudiant français non boursier, notamment en raison de frais d’inscription différenciés et de l’exclusion du système de bourses sur critères sociaux.

Les étudiants ultramarins connaissent également des dépenses supplémentaires par rapport à leurs homologues de l’Hexagone, tout comme les femmes et personnes assignées femmes, pour qui l’UNEF chiffre un surcoût annuel de 862,05 euros, lié notamment aux dépenses liées aux menstruations et aux écarts de prix entre produits genrés.

Les revendications portées par l’UNEF

Face à ces constats, l’UNEF formule plusieurs propositions. Le syndicat réclame la création d’une allocation d’autonomie fixée au niveau du seuil de pauvreté, soit 1 288 euros pour 2026, ainsi qu’une revalorisation des aides personnalisées au logement d’au moins 20 %. Il demande également un réinvestissement de l’État dans le réseau des CROUS et la suppression de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), fixée à 105 euros pour l’année universitaire 2026-2027.

L’organisation insiste par ailleurs sur la nécessité de financer l’enseignement supérieur par l’impôt plutôt que par une hausse des frais d’inscription.

Source : demarchesadministratives.fr, publié le 17 août 2026

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