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Location d’une partie de sa résidence principale : les conditions pour être exonéré d’impôt en 2026

Louer une partie de sa résidence principale peut permettre de générer des revenus complémentaires sans forcément payer d’impôt. En 2026, un dispositif d’exonération existe, à condition de respecter des critères précis fixés par l’administration fiscale. Voici donc les règles à connaître pour bénéficier d’une exonération d’impôt sur vos loyers.

Location meublée : quelles sont les conditions pour bénéficier d’une exonération d’impôt en 2026 ?

Exonération pour location à un locataire en résidence principale

Vous pouvez être exonéré d’impôt sur les loyers perçus si vous louez une ou plusieurs pièces de votre résidence principale à un locataire qui en fait également sa résidence principale (ou temporaire pour un salarié saisonnier). Attention, la location doit être meublée et les pièces louées doivent faire partie intégrante de votre logement (pas d’accès indépendant).

L’exonération n’est possible que si le loyer reste « raisonnable ». L’administration fiscale fixe chaque année un plafond de loyer par mètre carré, charges non comprises, qui dépend de la localisation du logement :

  • Île-de-France : 213 €/m²/an.
  • Autres régions : 157 €/m²/an.

Exemple : Vous louez une chambre meublée de 12 m² à Lyon. Le loyer annuel ne doit pas dépasser 12 × 157 = 1 884 € (soit 157 €/mois) pour bénéficier de l’exonération.

Si toutes les conditions sont réunies, les loyers perçus sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Vous n’avez rien à déclarer dans votre déclaration annuelle.

Exonération pour la location à des personnes de passage (chambres d’hôtes)

Si vous louez une ou plusieurs pièces de votre résidence principale à des personnes n’y élisant pas domicile (par exemple, des touristes ou des voyageurs de passage), vous pouvez également être exonéré d’impôt, sous certaines conditions :

  • Les pièces louées doivent faire partie de votre résidence principale.
  • La location doit être meublée.
  • Les occupants ne doivent pas y élire domicile (location de courte durée).

L’exonération s’applique si le total des recettes (loyers + éventuelles prestations annexes) ne dépasse pas 760 € TTC par an. Si ce seuil est franchi, la totalité des revenus devient imposable.

Quelles règles au-delà de ces plafonds ?

Lorsque le loyer fixé pour la location meublée d’une partie de votre résidence principale dépasse le plafond annuel fixé par l’administration fiscale, vous perdez le bénéfice de l’exonération d’impôt. Dans ce cas, l’intégralité des loyers perçus doit être déclarée et sera imposée dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Règles applicables au-delà du plafond

  • Déclaration obligatoire : Vous devez déclarer la totalité des revenus locatifs perçus, sans abattement lié à l’exonération.
  • Choix du régime d’imposition :
    • Micro-BIC : Si vos revenus locatifs annuels ne dépassent pas 77 700 €, vous pouvez opter pour le régime micro-BIC, qui prévoit un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers et charges encaissés. Vous serez imposé sur la moitié des recettes.
    • Régime réel : Vous pouvez choisir le régime réel, qui permet de déduire l’ensemble des charges (frais d’entretien, intérêts d’emprunt, taxe foncière, amortissement du bien, etc.) du montant imposable. Ce régime est souvent plus avantageux si vous avez beaucoup de charges, mais il est plus complexe et nécessite souvent l’aide d’un comptable.
  • Cotisations sociales : Selon le montant des revenus, vous pouvez être redevable de cotisations sociales en plus de l’impôt sur le revenu.

FAQ sur la location d’une partie de sa résidence principale

La colocation est-elle concernée par ce dispositif   ?

Oui, à condition que les colocataires occupent le logement comme résidence principale et que le loyer par mètre carré reste dans les limites autorisées. Chaque chambre louée est prise en compte individuellement dans le calcul du plafond.

Que se passe-t-il si je loue à un membre de ma famille   ?

Le lien familial ne change rien sur le plan fiscal : les mêmes conditions s’appliquent. En revanche, l’administration fiscale peut être attentive aux situations où le loyer pratiqué s’écarte significativement des prix du marché, notamment en cas de loyer symbolique ou nul.

Les charges récupérables (eau, électricité) entrent-elles dans le calcul du plafond ?

Non. Le plafond de loyer s’applique au loyer nu, charges non comprises. Les charges refacturées au locataire sont donc exclues du calcul, ce qui offre une certaine souplesse dans la fixation du loyer.

Mon locataire peut-il déduire ce loyer de ses impôts ?

Non. Le loyer versé pour une chambre chez l’habitant ne donne pas droit à une déduction fiscale pour le locataire, contrairement à certains dispositifs d’aide au logement.

Source : demarchesadministratives.fr, publié le 28 avril 2026

Pour en savoir plus :

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