Si le vélo reste avant tout un loisir, son usage s’est fortement développé, notamment dans les grandes agglomérations, comme alternative à la voiture ou aux transports en commun relève l’Agence de la transition écologique (Ademe) qui fait un point sur l’évolution des pratiques du vélo et sur l’impact économique et sociétal de son usage.
L’étude de l’Agence de la transition écologique (Ademe), publiée le 28 avril 2026, comprend trois volets :
- une analyse des différents usages du vélo (utilitaire, tourisme-loisir, pratique sportive) ;
- un état de l’économie du vélo en France (chiffre d’affaires de la filière et des activités liées, emplois directs ou indirects…) ;
- une étude des impacts socio-économiques liés à l’usage du vélo (impacts en termes de santé, d’environnement, d’attractivité territoriale…).
Une pratique de plus en plus ancrée dans le quotidien
Si la part des pratiquants à vélo réguliers (au moins une fois par semaine) a progressé de 2012 à 2024 (de 12% à 24%), ce sont surtout les usages dits « pendulaires » qui ont le plus fortement progressé (trajets domicile-travail), en particulier dans les métropoles et les communautés urbaines (6,1% des modes de déplacement en 2022 contre 4% en 2017). La pratique du vélo passe ainsi d’un usage occasionnel à un usage davantage quotidien.
Cependant, le tourisme reste l’activité la plus répandue parmi les pratiquants du vélo (40% des trajets effectués le sont par des cyclotouristes). L’Ademe y voit le produit des efforts des territoires pour l’aménagement de voies cyclables (86 600 kilomètres linéaires sur le territoire national) et pour la réalisation d’espaces de stationnement (+44% en trois ans).
Des retombées socio-économiques importantes
En 2024, la production nationale de vélos est en recul par rapport à 2023 (-17%) mais le chiffre d’affaires global progresse. La vente de vélos neufs et d’accessoires représente un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros largement porté par la vente de vélos à assistance électrique (58% en valeur), dont 50% sont produits sur le territoire national.
Tous secteurs confondus, la filière occupe 72 036 emplois en équivalents temps plein (ETP). Ce chiffre recouvre la distribution, la production, le transport à vélo, le sport-loisirs-tourisme, les services, les aménagements, la livraison par plateforme, le transport de personnes ou encore la distribution postale.
Au-delà du chiffre d’affaires de la filière vélo, l’étude observe les retombées économiques dans différents secteurs :
- le tourisme (144 millions d’euros de retombées pour les seules régions du Grand-Est, de la Normandie et de la Bretagne) ;
- le développement des services (133 000 vélos en location publique en 2023), avec un fort essor de la réparation de vélos (+32% de 2019 à 2024) ;
- le développement des entreprises de cyclologistique du dernier kilomètre (200 entreprises recensées en 2025 sur le territoire).
L’étude de l’Ademe analyse également les impacts positifs dans les domaines de l’environnement (réduction carbone, fluidification de la circulation routière, désengorgement des transports, réduction des nuisances sonores, réduction de l’artificialisation des sols…) mais aussi en matière de santé publique (bien-être, réduction des coûts médicaux) ou d’emploi (accès facilité à l’emploi, moins d’absentéisme).
Source : Vie publique, publié le 05 mai 2026
Pour en savoir plus : Automobilistes, cyclistes, piétons : comment apaiser les tensions sur la voie publique ? – Vie publique, publié le 07 mai 2025
