Les services d’urgence sont sous pression constante, au détriment des patients les plus graves et des soignants. Le Gouvernement lance un plan national pour réduire de moitié les passages évitables et redonner aux urgences leur capacité à remplir leur mission première.
Une pression forte sur les urgences
Chaque année, les services d’urgence enregistrent près de 20 millions de passages. Si leur fréquentation a cessé d’augmenter grâce au Pacte de refondation des urgences lancé en 2019, la pression reste considérable sur les professionnels de santé et les établissements. Les urgences continuent d’être sollicitées pour des situations qui pourraient relever d’autres prises en charge. Cette tension se traduit par des temps d’attente parfois excessifs, des difficultés d’organisation et des fermetures temporaires de structures.
Objectif du Gouvernement
Réduire de moitié les passages évitables aux urgences, soit près de quatre millions de passages en moins chaque année, afin de garantir à chaque patient une réponse plus rapide, plus adaptée et plus efficace.
Développer des alternatives pour les soins du quotidien
Entre 30 et 40 % des patients qui vont aux urgences pourraient être pris en charge ailleurs. Pour y répondre, le Gouvernement poursuivra le déploiement du Service d’accès aux soins (SAS), désormais généralisé à l’ensemble du territoire métropolitain. Ce dispositif permet à tout patient d’obtenir rapidement une réponse médicale lorsqu’il ne trouve pas de solution de soins. En parallèle, le cadre des centres de soins non programmés sera renforcé afin qu’ils participent pleinement à la prise en charge des soins inopinés du quotidien et constituent une alternative crédible au passage aux urgences.
Mieux orienter les patients dès l’entrée des urgences
Lorsqu’un patient se présente aux urgences alors que son état ne relève pas de la médecine d’urgence, il doit pouvoir être redirigé immédiatement vers une solution adaptée. La réorientation à l’entrée des urgences sera progressivement généralisée sur l’ensemble du territoire. La régulation de l’accès aux urgences sera également déployée à plus grande échelle. Déjà expérimentée dans plusieurs territoires avec des résultats probants, cette organisation a démontré son efficacité en réduisant significativement le nombre de passages tout en garantissant la sécurité des patients.
Cette transformation s’appuiera également sur le renforcement du rôle des assistants de régulation médicale, acteurs essentiels de l’orientation vers le bon soin.
Fluidifier les parcours de soins après le passage aux urgences
L’engorgement des urgences tient aussi à l’insuffisance de leur aval hospitalier : faute de lit disponible ou de solution d’hospitalisation adaptée, des patients restent plusieurs heures dans les services, aggravant les tensions. Pour y remédier, plusieurs mesures seront engagées :
- généralisation de la gestion des lits à l’échelle des établissements ;
- développement des admissions directes en hospitalisation, notamment pour les personnes âgées ;
- renforcement des capacités en médecine polyvalente, gériatrie et soins de réadaptation ;
- suivi renforcé des patients les plus fréquemment accueillis aux urgences.
Source : Système Information Gouvernement (info.gouv.fr), publié le 08 juin 2026
Pour en savoir plus :
- Urgences : allongement de la durée de passage des patients entre 2013 et 2023 – Vie publique, publié le 08 juin 2026
- Le service d’accès aux soins (SAS) – Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, mis à jour le 09 janvier 2026
