Adhérer à L'ADCpne
Administration / Justice Argent Assurances Santé / Environnement Vie sociale

Doublement de la franchise médicale : vous allez bientôt payer plus cher vos boîtes de médicaments

La franchise sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux va doubler dès fin mars

La franchise, c’est-à-dire la somme qui reste à la charge du patient et qui n’est pas remboursé par l’Assurance maladie ou la complémentaire santéva ainsi passer de 50 centimes à 1 euro sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux à compter de la « fin mars », précisent les deux ministères dans un communiqué. Celle sur les transports sanitaires va également doubler au début du printemps, pour atteindre 4 euros.

De son côté, le montant des « participations forfaitaires » (le reste à charge des patients) sur les examens et analyses de biologie médicale et les actes et consultations médicaux va grimper d’ici début juin, de 1 à 2 euros. Les « montants n’avaient pas été revalorisés depuis leur création », indiquent Bercy et le ministère de la Santé.

En revanche, le plafond annuel des franchises et des participations forfaitaires reste à 50 euros. « Les patients ayant le plus fort recours aux soins (et qui atteignent le plafond) ne paieront donc pas davantage », souligne le gouvernement. En outre, les mineurs, les bénéficiaires de l’AME (aide médicale de l’État) ou de la Complémentaire santé solidaire, ainsi que les femmes à compter du sixième mois de grossesse et jusqu’au 12e jour après l’accouchement resteront exemptés de ces frais.

« Une plus grande participation des Français est nécessaire », selon le gouvernement

Le doublement de la franchise médicale est « une bonne mesure », avait estimé Emmanuel Macron, lors de sa conférence de presse, tout en rappelant qu’il « n’y avait pas d’argent magique ». Pour être « à la pointe de la recherche pour les maladies lourdes », mais aussi pour « poursuivre une prise en charge à 100 % dans les cas les plus graves », « une plus grande participation des Français est nécessaire », indique le communiqué des deux ministères.

Cependant, cette décision n’est pas vue d’un très bon œil par les associations et syndicats. « Ce sont les personnes malades qui vont trinquer, alors que la prise de médicaments n’est pas un choix, ni du confort, mais bien une nécessité absolue, voire vitale », déplorait en juin dernier France assos santé, lorsque le projet commençait à être évoqué.

C’est un « coup de canif », complétait ce mercredi 17 janvier sur France Info, Gérard Raymond, le président de France Asso Santé, avant d’estimer que c’était « la double peine : être malade et payer 2 fois plus ». Certains risquent de « renoncer aux soins », avertissait quant à elle, Agnès Giannotti, la présidente de MG France, principal syndicat de médecins, en août dernier. En tout, selon les estimations du gouvernement, cette mesure devrait rapporter 800 millions d’euros.

Source : DemarchesAdministratives.fr, publié le 23 janvier 2024

Pour en savoir plus : Hausse des franchises et des participations, hausse des complémentaires : la santé va coûter cher en 2024 ! – France Assos Santé, publié le 26 janvier 2024

Articles relatifs

Infractions routières : le flash radar dans les virages, oui, c’est possible

Colette Levassor

Covoiturage : quels frais à partager et quelles allocations ?

Colette Levassor

Un nouveau décret pour l’encadrement des jours, horaires et fréquence pour le démarchage téléphonique

Colette Levassor