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Administration / Justice Transport

Détecteur de radar dans votre voiture : que risquez-vous ?

Amende de 1 500 €, retrait de 6 points, saisie de l’appareil… Les sanctions liées aux avertisseurs de radars sont lourdes.

Vous avez peut-être déjà vu ces petits boîtiers fixés sur les pare-brises, ou entendu parler d’applications capables de signaler les radars en temps réel. Ces dispositifs, communément appelés avertisseurs de radars, sont pourtant formellement interdits en France depuis plus de 10 ans. Beaucoup de conducteurs l’ignorent encore, ou pensent que la règle ne s’applique pas à leur cas. Voici ce qu’il faut vraiment savoir avant de prendre la route.

Détecteur de radar : ce que dit la loi depuis 2012

La réglementation en la matière est claire et sans ambiguïté. Le décret du 3 janvier 2012, relatif à la sécurité routière, interdit explicitement la détention, le transport et l’usage de tout avertisseur de radar sur le territoire. Autrement dit, il ne suffit pas de ne pas utiliser l’appareil : le simple fait de l’avoir dans son véhicule constitue une infraction.

Cette interdiction s’applique à tous les conducteurs circulant en France, qu’ils soient résidents ou de passage.

Quels appareils sont réellement concernés ?

La définition légale est volontairement large. Est considéré comme avertisseur de radar tout dispositif capable d’informer le conducteur en temps réel de la présence d’un radar fixe, d’un radar mobile ou d’un contrôle de police.

Concrètement, cela englobe :

  • les boîtiers dédiés commercialisés spécifiquement pour détecter les radars ;
  • les GPS embarqués, y compris ceux intégrés d’origine dans le véhicule, disposant d’une fonction d’alerte radar active ;
  • les applications de navigation sur smartphone lorsque la fonction d’avertissement en temps réel est activée.

Des sanctions lourdes et immédiates

Les risques ne sont pas symboliques. Un conducteur contrôlé en possession d’un tel dispositif s’expose à :

  • une amende pouvant atteindre 1 500 euros ;
  • un retrait de 6 points sur le permis de conduire ;
  • la saisie immédiate de l’appareil incriminé.

Ces sanctions s’appliquent quel que soit le dispositif concerné : boîtier dédié, GPS ou téléphone. Lors d’un contrôle routier, les forces de l’ordre sont habilitées à vérifier les appareils en votre possession, notamment sur réquisition du procureur de la République. Cette vérification peut également intervenir à la suite d’un accident, afin d’établir les éventuelles responsabilités du conducteur.

Source : demarchesadministratives.fr, publié le 13 juillet 2026

Textes de référence : Décret n° 2012-3 du 3 janvier 2012 portant diverses mesures de sécurité routière

Pour en savoir plus :

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