Chaque année, le Service des données et études statistiques (SDES) analyse le niveau de dépenses des ménages consacré au logement. Le rapport 2025 montre une hausse de 0,4% des dépenses pour le logement après +0,7% en 2024 et +2,4% en 2023. En 2025, ces dépenses s’élèvent à 621 milliards d’euros.
En France, le parc de logements est constitué, en juillet 2025, de 38,5 millions de logements ordinaires (+0,6%) auxquels s’ajoutent 1,1 million de places en hébergement collectif (maisons de retraite, structures sociales et médicosociales, résidences universitaires, foyers de travailleurs). Le parc de logements ordinaires se compose de résidences principales (82,6% du parc), le reste étant constitué par les résidences secondaires (9,7%) et les logements vacants (7,6%).
Selon le rapport du Service des données et études statistiques (SDES) de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement publié le 14 septembre 2026, les dépenses pour le logement représentent 28% de la consommation des ménages, « une part stable mais élevée », le poids du logement dans les dépenses totales des Français ayant plus que doublé entre les années 1960 et 2020.

Les dépenses courantes des ménages pour le logement (loyers, charges, redevances….) sont en hausse de 1,9% en 2025 avec 470 milliards d’euros de dépenses en 2025 contre 461 milliards d’euros en 2024.
Une activité immobilière portée par le marché du logement ancien
Si les investissements dans les logements neufs reculent (-14,4%), l’activité immobilière croît assez nettement (+8%), portée par le marché de l’immobilier ancien (+18,6% de transactions) et, dans une moindre mesure, par la légère reprise des travaux d’entretien-amélioration des logements (+0,2%) avec le dispositif d’aide « MaPrimeRénov' ».
Les aides de l’État en direction du logement sont en augmentation de 5,5% (45,9 milliards d’euros en 2025 répartis presque à parts égales entre aides aux occupants et aides aux propriétaires). Le secteur locatif social concentre 40% de ces aides contre 28% pour le secteur locatif privé et 21% pour le secteur des propriétaires occupants.
Dans le même temps, les dépenses en capital qui comprennent notamment les gros travaux, les logements neufs et les frais de notaire ont tendance à baisser (-4,1% en 2025 avec 151 milliards d’euros).
Quant aux prélèvements et aux taxes perçus par l’État liés au logement, ils ont progressé de 4,9% pour s’élever à 103,4 milliards d’euros. Pour environ un tiers, ils reposent sur la taxe foncière sur le bâti (31,6 milliards d’euros). Le second poste de prélèvements est la TVA sur l’énergie et les charges (15,3 milliards d’euros). Les droits de mutation à titre onéreux, avec 13,6 milliards d’euros, représentent un autre poste important de prélèvements.
Une activité immobilière portée par le marché du logement ancien
Si les investissements dans les logements neufs reculent (-14,4%), l’activité immobilière croît assez nettement (+8%), portée par le marché de l’immobilier ancien (+18,6% de transactions) et, dans une moindre mesure, par la légère reprise des travaux d’entretien-amélioration des logements (+0,2%) avec le dispositif d’aide « MaPrimeRénov' ».
Les aides de l’État en direction du logement sont en augmentation de 5,5% (45,9 milliards d’euros en 2025 répartis presque à parts égales entre aides aux occupants et aides aux propriétaires). Le secteur locatif social concentre 40% de ces aides contre 28% pour le secteur locatif privé et 21% pour le secteur des propriétaires occupants.
Source : Vie publique, publié le 16 septembre 2026
Pour aller plus loin :
- Rapport du compte du logement 2025 – Ministères Transition écologique, Aménagement du Territoire, Transports, Ville et Logement [Service des données et études statistiques (SDES)], publié le 14 septembre 2026
- Crise du logement : les propositions de la Commission européenne – Vie publique, publié le 14 septembre 2026
