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Pass colo, prime… Quel est le plan du gouvernement pour lutter contre la pauvreté ?

Alors que l’inflation reste à un haut niveau et que les associations font face à une hausse des demandes d’inscription, le gouvernement a présenté ce lundi 18 septembre son plan de lutte contre la pauvreté. Enveloppe totale ? « 20 milliards d’euros » sur 5 ans, a précisé ce mardi 19 septembre sur France 2 Aurore Bergé, la ministre des Solidarités.

Que contient ce plan de lutte contre la pauvreté ?

Dans les faits, ce « pacte des solidarités » comporte 4 priorités : agir contre la pauvreté des enfants, permettre le retour à l’emploi, renforcer la lutte contre la grande pauvreté et mener une transition écologique qui ne pénalise pas les Français les plus précaires. Notons d’ailleurs que certaines mesures ont déjà été présentées ces derniers mois.

Ainsi, concernant la pauvreté des enfants, le gouvernement prévoit de créer un « pass colo » pour les élèves de CM2 et d’augmenter le nombre de places en crèche de 200 000 d’ici à 2030. Le but ? Que « chaque famille (ait) une solution de garde », a affirmé Aurore Bergé. Autres annonces concernant les élèves : l’exécutif veut renforcer le dispositif de la cantine à 1 euro et étendre les petits déjeuners gratuits à l’école, alors que selon le ministère de l’Éducation nationale, plus de 3 élèves par classe arrivent en moyenne le ventre vide en classe.

Il faut également mieux accompagner les « enfants mal logés pour qu’ils soient tous scolarisés », a indiqué Élisabeth Borne, la Première ministre. Car sur les « 80 000 enfants mal logés, 40 000 sont déscolarisés », a déploré Aurore Bergé. Alors pour aider ces familles, le nombre de médiateurs sociaux devrait être triplé.

Une prime de reprise d’activité bientôt créée

Pour son volet du retour à l’emploi, la Première ministre a annoncé la création d’une « prime de reprise d’activité », qui va s’adapter aux situations personnelles et aux projets professionnels. Pour mieux lutter contre la grande pauvreté, elle a indiqué le maintien de « 203 000 places d’hébergement d’urgence » déjà créées cette année ainsi que l’expérimentation des demandes de RSA préremplies dès l’été 2024 pour réduire le nombre de non-recours aux prestations sociales.

Enfin, alors que la précarité énergétique « empêche de nombreuses familles de vivre correctement », « nous voulons mener une transition écologique et solidaire », a expliqué Élisabeth Borne. Parmi les principales mesures : la poursuite des chèques énergie et le renforcement de MaPrimeRénov’.

Les associations parlent de mesures insuffisantes

Dans un communiqué, la Fédération des acteurs de la solidarité, qui représente plus de 900 associations, déplore que le gouvernement n’ait pas annoncé une « revalorisation des minima sociaux ». Ce plan de lutte contre la pauvreté est « insuffisant pour répondre à la gravité de la situation des personnes et des associations », ajoute-t-elle.

Pour rappel, selon l’Insee, 9,2 millions de personnes sont en situation de pauvreté, soit près de 15 % de la population. Par ailleurs, 14 % de la population est en situation de privation, c’est-à-dire que ces personnes ne peuvent pas couvrir les dépenses concernant au moins 5 éléments de la vie courante, comme avoir Internet à son domicile, chauffer son logement ou encore ne pas pouvoir se réunir avec ses amis une fois par mois.

Source : DemarchesAdministratives.fr, publié le 19 septembre 2023

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